Présentation
Proposée par l'iddac, agence culturelle de la Gironde, le Cuvier - Centre de Développement Chorégraphique d'Aquitaine - Artigues et le Théâtre Olympia, scène conventionnée danse, Danse Toujours réunit 17 scènes culturelles et communes engagées autour des projets de cinq chorégraphes et de leur compagnie : Carlotta Ikéda / Cie Ariadone, Sylvain Emard, Mathilde Monnier / CCN de Montpellier, Didier Théron et Foofwa d'Imobilité / Cie Neopost Ahrrrt. Au-delà du regard porté sur une actualité de la danse contemporaine, la Biennale déploie de nouveaux modes de rencontre artistes-publics en favorisant la participation des habitants, des amateurs et des curieux à des formes artistiques singulières et hors les murs.
LES CHOREGRAPHES DE LA BIENNALE 2013
Carlotta Ikeda / Bordeaux
Elle est la référence féminine du butô. Initiée à la danse contemporaine au début des années 60 à Tokyo avec des proches de Mary Wigman et Martha Graham, elle découvre le travail de Tatsumi Hijikata, inventeur de la danse butô, et devient alors Carlotta Ikeda. En 1974, elle rencontre la troupe butô Dairakudakan et Ko Murobushi puis fonde avec lui la compagnie Ariadone composée exclusivement de femmes. L’Europe découvre leur art au début des années 80 avec la tournée de deux oeuvres fondatrices : Zarathoustra (pièce pour sept danseuses) et Utt (solo interprété par Carlotta Ikeda). La chorégraphe s’installe alors à Bordeaux avec sa compagnie. S’ensuivent de nombreuses pièces qui font l’objet de tournées internationales. Dans ses créations, Carlotta Ikeda explore une nouvelle forme de "butô libre" ce qui fait d’elle une figure centrale de ce mouvement.
Mathilde Monnier / Montpellier
Formée par Viola Farber, figure de la compagnie de Merce Cunningham, Mathilde Monnier s’est toujours focalisée sur les fondamentaux de la danse. De pièce en pièce, elle déjoue les attentes en présentant un travail en constant renouvellement. D’abord proche de François Verret, elle entame ensuite une collaboration avec Jean-François Duroure avec des pièces qui, dans l’allant des années 80, rencontrent un fort écho : Pudique acide, Extasis... puis elle devient créatrice sous son seul nom. Sa nomination à la tête du Centre chorégraphique de Montpellier Languedoc-Roussillon en 1994 marque le début d’une série de collaborations avec des personnalités venant de divers champs artistiques (Jean-Luc Nancy, Philippe Katerine, Christine Angot, La Ribot, Heiner Goebbels...) et une équipe de création fidèle. Avec plus de 30 pièces à son actif, Mathilde Monnier s’est imposée aujourd’hui comme une des figures majeures de la danse contemporaine française et internationale.
Didier Théron / Montpellier
Formé auprès de Merce Cunningham, Dominique Bagouet et Trisha Brown, Didier Théron fonde sa compagnie en 1987. En 1988, il reçoit avec Les Partisans le Premier Prix aux Hivernales d’Avignon. En 1993, il fait sa première tournée au Japon et en 1995-1996 est Lauréat Villa Kujoyama à Kyoto. En 2010, sa pièce Hara-Kiri est nominée aux Robert Helpmann Awards en Australie. Sa recherche chorégraphique, enrichie par son lien privilégié avec le Japon, explore les notions d’écriture et de graphie, se centre sur le langage du corps, faisant appel à la pulsion maîtrisée, au trait brut mais épuré, à la composition graphique, pour révéler la danse comme une parole totale. Elle amène à des rapprochements avec la littérature et les arts plastiques comme en témoignent ses collaborations. En parallèle, il crée en 2004 dans un quartier populaire de Montpellier l’Espace Bernard Glandier, dédié à la recherche, la création et la formation chorégraphiques.
Foofwa d’Imobilité / Suisse
Enfant de la danse, Frédéric Gafner, né à Genève de parents danseurs, s’est inventé en Foofwa d’Imobilité, nom dada qui sied parfaitement à sa personnalité iconoclaste. D’abord danseur, notamment dans la Merce Cunningham Dance Company, il commence son travail de chorégraphe en 1998 avec des soli multimedia, puis fonde en 2000 à Genève l’association Neopost Ahrrrt. Dans ses créations, Foofwa d’Imobilité s’intéresse aux liens entre danse et sport, aux rapports entre public et oeuvre chorégraphique, au corps numérique et à l’histoire de la danse, toutes thématiques que vous pourrez retrouver dans les pièces programmées pour la Biennale de Danse en Gironde.
Sylvain Emard / Québec
Formé auprès de grands maîtres du mouvement tels qu’Etienne Decroux (Paris), Sylvain Emard débute sa carrière en danse comme interprète pour des chorégraphes tels que Jean-Pierre Perreault, Jo Lechay et Louise Bédard. En 1987, il se tourne vers la chorégraphie et fonde sa propre compagnie, Sylvain Emard Danse. D’une théâtralité marquée à ses débuts, son travail chorégraphique s’oriente rapidement vers une danse plus formelle, mettant en avant des interprètes virtuoses. Reconnu pour sa gestuelle fluide, énergique et sensuelle, Sylvain Emard explore le territoire de la nature humaine à travers la puissance du corps. Il crée plus d’une vingtaine d’oeuvres au cours des 26 dernières années. Sensible au métissage des genres, il est régulièrement sollicité pour des collaborations par les milieux du théâtre, de l’opéra et du cinéma. Sylvain Emard est vice-président et membre fondateur de Circuit-Est centre chorégraphique à Montréal.
